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Actualités

Mise au point de Pierre Ethenoz

Une déclaration de Pierre Ethenoz concernant des informations publiées par 24 heures.

Par Pierre Ethenoz ·

24 Heures persiste et signe, malgré les explications qui ont été fournies au journaliste. Il est donc nécessaire de rétablir les faits.

Contrairement à ce qu’affirme l’article, il ne s’agit pas d’un « revenu sur trois ans ». Il s’agit en partie d’une indemnité liée à la suppression de mon poste, calculée par analogie avec les règles applicables aux cadres de l’État. De plus, le montant cité dans l’article est inexact.

La procédure engagée devant le Tribunal portait uniquement sur la prescription ainsi que sur la violation du droit d’être entendu lors de la fixation d’une amende injustifiée adressée au Conseil, laquelle a finalement été annulée par la Cour.

Contrairement à ce qui est affirmé, le montant prescrit a été versé à l’État par la Fondation.

En revanche, la question soulevée au Grand Conseil concernant le délai de prescription est parfaitement légitime. Il faut également rappeler que le DSAS était depuis longtemps informé de cette problématique, notamment à la suite d’un cas similaire concernant un directeur d’hôpital et d’un arrêt du Tribunal fédéral ayant donné tort à l’État.

Il est donc temps de replacer les faits dans leur contexte, notamment après l’article à charge publié par 24 heures en juillet.

L’EMS La Rozavère fait partie des établissements cités en exemple dans le canton pour son développement ainsi que pour son approche de la gériatrie et de la psychiatrie de l’âge avancé, notamment par l’application de la méthode Montessori adaptée pour les personnes âgées et d’un concept de restauration haut de gamme.

J’ai dirigé cet établissement pendant dix ans. Titulaire d’un diplôme fédéral d’expert-comptable et d’un certificat en gérontologie de l’Université de Genève, j’ai consacré ces années à développer et moderniser ses infrastructures, à développer de nouveaux sites, afin d’offrir aux résidents des lieux d’accueil modernes et fonctionnels, ce qui est largement reconnu par les résidents et les proches.

J’ai quitté mes fonctions de directeur général le 31 décembre 2020, après avoir été gravement malade, sans aucune indemnité de départ. À mon retour, j’ai continué pendant deux ans à travailler pour l’EMS comme directeur des projets de construction en cours. Ce poste a été supprimé en janvier 2023.

J’ai alors rejoint le Conseil de fondation. En septembre 2023, à la suite du départ de sa présidente, j’ai accepté, par fidélité à La Rozavère et compte tenu de ma connaissance des dossiers, d’en reprendre la présidence ainsi que celle des commissions de projets.Comme dans toute entité de pure utilité publique, cette fonction est désintéressée et n’est pas rémunérée. Les membres du Conseil, y compris son président, ne perçoivent qu’un défraiement par séance, plafonné à CHF 3'600 par an.

À cette période, j’étais proche de la retraite et donc sans revenu.

Le canton prévoit lui-même un dispositif d’indemnisation en cas de suppression de poste pour ses collaborateurs. Le Conseil de fondation s’est alors inspiré de ce dispositif et m’a accordé une indemnité correspondant à une année de salaire, complétée par la couverture des lacunes de prévoyance.

Cette indemnité ne constituait donc ni un « revenu sur trois ans » ni un avantage indu. Par la suite, j’ai continué à travailler pour la Fondation sans salaire, à l’exception d’un mandat spécifique lié à la présidence des commissions de construction.

Les faits sont donc très éloignés de la présentation qui en est faite. Je regrette d’autant plus que l’article de 24 heures donne une image profondément déformée de la réalité et de mon engagement pour La Rozavère.

Après treize ans consacrés à cette magnifique fondation de La Rozavère, je considère qu’il est légitime de rétablir les faits et de remettre cette affaire dans son véritable contexte